Comment fonctionne le calculateur DCF
Une valorisation par actualisation des flux de trésorerie (DCF) évalue une entreprise comme la somme du cash qu’elle produira, chaque montant étant ramené en valeur d’aujourd’hui. Ce calculateur valorise l’entreprise entière à partir de son flux de trésorerie disponible, puis retire la dette nette pour obtenir la valeur des actions.
Flux de l’année t = chiffre d’affaires de l’année t × marge de flux disponibleValeur actuelle = flux ÷ (1 + taux d’actualisation)^tValeur terminale = dernier flux × (1 + croissance terminale) ÷ (taux d’actualisation − croissance terminale)Valeur d’entreprise = somme des valeurs actuelles + valeur terminale ÷ (1 + taux d’actualisation)^NValeur par action = (valeur d’entreprise − dette nette) ÷ nombre d’actionsAvec les valeurs de départ (une entreprise fictive de 1 000 de chiffre d’affaires, en croissance de 8 % par an, avec une marge de flux disponible de 15 %, actualisée à 9 %), la valeur ressort à environ 26,9 par action. Près des trois quarts viennent de la valeur terminale : c’est courant, et c’est la principale raison de regarder le tableau de sensibilité.
Choisir ses hypothèses
- Croissance : pars des dernières années et des prévisions des analystes, puis demande-toi combien de temps ce rythme peut durer. Peu de grandes entreprises tiennent plus de 10 à 15 % par an longtemps.
- Marge de flux disponible : prends une moyenne sur plusieurs années plutôt qu’une bonne année, et compare-la à la marge d’exploitation.
- Taux d’actualisation : le rendement exigé par les investisseurs, en général le coût moyen pondéré du capital (CMPC). On estime souvent le coût des fonds propres par le taux sans risque plus le bêta × une prime de risque d’environ 5 %.
- Croissance terminale : elle s’applique à perpétuité, elle ne doit donc pas dépasser la croissance nominale de long terme de l’économie. 2 à 3 % est la fourchette habituelle.
- Dette nette et nombre d’actions : pris dans le dernier bilan, avec le nombre d’actions dilué.
Lire le résultat
Un DCF donne une fourchette, pas un objectif. Une variation d’un point du taux d’actualisation fait souvent bouger la valeur par action de 15 à 25 % ; le tableau de sensibilité montre de combien avec tes hypothèses. Si l’essentiel de la valeur vient de la valeur terminale, le résultat dépend surtout de ce qui se passe après la prévision, c’est-à-dire de ce que personne ne voit.
Comparer la valeur au cours dit ce que tes hypothèses impliquent, pas ce que fera le marché. Pour raisonner dans l’autre sens, du cours vers la croissance qu’il suppose, utilise le calculateur de DCF inversé.
Limites
- Le résultat ne vaut que ce que valent les hypothèses : de petits changements de croissance, de marge ou de taux le modifient beaucoup.
- Les banques et les assureurs se valorisent autrement : leur dette fait partie de leur métier.
- Une entreprise au flux de trésorerie négatif demande des prévisions année par année, pas une marge constante.
- Une entreprise cyclique se valorise sur des marges de milieu de cycle, pas de sommet ni de creux.
Pour une explication plus complète, voir le DCF expliqué.
Le même moteur qu’InvestIQ
L’actualisation de ce calculateur est le même code que le module de valorisation de Stock Analysis d’InvestIQ. Là, les hypothèses viennent des prévisions consensuelles de chiffre d’affaires et des comptes de l’entreprise, le taux d’actualisation d’une estimation par le MEDAF affichée en détail, et le résultat est complété par des scénarios, un DCF inversé et une grille de sensibilité. Le reste du moteur est décrit dans la méthodologie.