Statistiques · novembre 2026

Ce que montrent les chiffres de 589 grandes sociétés cotées

L’univers qu’InvestIQ analyse en continu — 589 grandes sociétés du S&P 500, du CAC 40, du Nasdaq-100 et d’une sélection thématique —, résumé en médianes et en proportions, secteur par secteur. Des faits, aucune action citée. Données : scores calculés entre le 31 octobre 2026 et le 3 novembre 2026.

Les chiffres clés

  • 589 sociétés : 515 du S&P 500, 29 du CAC 40, 18 du Nasdaq-100 hors S&P 500 et 27 d’une sélection thématique.
  • PER médian : 23,6, parmi les sociétés bénéficiaires ; 9 % n’avaient pas de PER positif.
  • Rendement de free cash flow médian : 4,1 %.
  • 77 % versent un dividende.
  • Hors banques, assureurs et foncières (481 sociétés) : ROIC médian 9,4 % ; 46 % rapportent plus de 10 % sur leur capital investi, 9 % en perdent.
  • 52 % ont un score de Piotroski de 7 ou plus (santé financière solide), 4 % de 3 ou moins.
  • 21 % sont en zone de fragilité selon le Z-Score d’Altman (moins de 1,81), 60 % en zone sûre (plus de 2,99).

Secteur par secteur

SecteurSociétésPER médianRendement FCF médianRendement du dividende médianROIC médianPiotroski ≥ 7
Technologie11131,33,3 %0,0 %11,4 %50 %
Industrie9226,14,0 %1,2 %10,4 %60 %
Services financiers7613,6—1,9 %——
Santé6529,14,4 %0,4 %8,7 %65 %
Consommation cyclique5919,74,5 %1,2 %14,5 %53 %
Consommation de base3921,95,8 %3,0 %10,5 %51 %
Services aux collectivités3320,9−5,4 %3,0 %4,1 %12 %
Immobilier3231,7—4,1 %——
Énergie2815,25,5 %1,9 %9,2 %54 %
Communication2715,15,8 %0,6 %6,7 %33 %
Matériaux de base2731,04,0 %1,7 %7,8 %59 %

— : sans objet pour le secteur (banques, assureurs, foncières) ou donnée non disponible. Hors foncières, le PER médian le plus élevé est celui du secteur Technologie (31,3), le plus bas celui du secteur Services financiers (13,6). Le ROIC médian va de 4,1 % (Services aux collectivités) à 14,5 % (Consommation cyclique). Pour les foncières, le PER est un mauvais guide : l’amortissement des immeubles pèse sur le bénéfice ; elles se jugent plutôt sur leurs flux d’exploitation (FFO).

Services aux collectivités : un rendement de free cash flow médian négatif (−5,4 %). De lourds programmes d’investissement — réseaux, infrastructures — peuvent dépasser la trésorerie dégagée par l’activité, financés par la dette ; le free cash flow devient alors négatif sans que l’entreprise soit en difficulté.

La santé financière, en détail

Répartition des 481 sociétés (hors banques, assureurs et foncières) selon leur score de Piotroski, neuf tests de rentabilité, de solidité du bilan et d’efficacité :

Score de PiotroskiSociétésPart
131 %
282 %
3102 %
4286 %
57916 %
610522 %
712827 %
89820 %
9225 %

Le Z-Score d’Altman a été conçu pour des industriels : chez les grandes sociétés qui rachètent leurs actions ou fonctionnent avec peu de fonds propres, un score bas ne signifie pas une faillite proche. 21 % en zone de fragilité est à lire comme « à regarder de près », pas comme un verdict.

Comment lire ces chiffres

  • Le PER dit combien d’années de bénéfice actuel représente le cours ; il se compare dans un même secteur et dans le temps.
  • Le rendement de free cash flow rapporte la trésorerie réellement disponible à la valeur boursière.
  • Le ROIC mesure ce que l’entreprise gagne sur le capital qu’elle emploie.
  • Le score de Piotroski et le Z-Score d’Altman résument la santé financière en un chiffre — utiles pour trier, insuffisants pour juger.
  • Une médiane coupe le groupe en deux : la moitié des sociétés est au-dessus, l’autre en dessous.

Méthode et limites

Chiffres calculés par le moteur d’InvestIQ à partir des données de Financial Modeling Prep, pour chaque société de l’univers, rescorée par roulement (aucun score n’a plus de sept jours) ; scores calculés entre le 31 octobre 2026 et le 3 novembre 2026. Sur douze mois glissants pour les flux. Sont exclues les sociétés dont le calcul a échoué. Banques, assureurs et foncières sont exclus du ROIC, du score de Piotroski et du Z-Score d’Altman, qui ne les décrivent pas. Voir la méthodologie.

Ces statistiques décrivent un groupe, pas une société, et ne recommandent aucun secteur. Elles sont mises à jour chaque mois.

Questions

Qu’est-ce qu’un bon PER ?

Il n’y en a pas dans l’absolu : le PER médian de l’univers est de 23,6, mais il va de 13,6 à 31,3 selon le secteur. Un PER se compare à celui des concurrents et à son propre historique, et se lit avec la croissance attendue — voir le PER expliqué.

Pourquoi certains secteurs ont-ils un free cash flow négatif ?

Parce qu’ils investissent massivement : réseaux électriques, infrastructures. La trésorerie dégagée par l’activité ne couvre pas ces investissements, financés par la dette ; le free cash flow devient négatif sans que l’entreprise soit en difficulté.

Pourquoi exclure les banques du ROIC et du score de Piotroski ?

Leur bilan est fait de dette — c’est leur matière première —, ce qui fausse le ROIC, le score de Piotroski et le Z-Score d’Altman. InvestIQ neutralise d’ailleurs ces deux scores pour les banques, les assureurs et les foncières.

À quelle fréquence ces chiffres sont-ils mis à jour ?

Chaque mois, à partir des scores de l’univers, recalculés par roulement de sorte qu’aucun n’ait plus de sept jours.

Situer une entreprise dans ces chiffres.

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Information pédagogique · Pas un conseil en investissement.